L’épopée judiciaire des 4e8

 






Pour donner une dimension concrète aux cours d'Éducation Morale et Civique (EMC) sur le thème du droit et de la justice,nous, les élèves de la 4e8 avons d'abord mis en scène un procès fictif en classe. Puis, pour s'immerger totalement dans la réalité de l'institution judiciaire française, toute la classe s'est rendue au tribunal correctionnel de Perpignan le vendredi 20 février, le temps d'une matinée, afin d'assister à des audiences de comparution immédiate.

La première affaire mettait en cause un homme suspecté de trafic de cigarettes et de délit de fuite sur l'axe Perpignan-Narbonne. Alors que le prévenu clamait son innocence, les forces de l'ordre soutenaient le contraire : c'était la parole des policiers contre la sienne. Tout l'enjeu du débat consistait à déterminer si l'homme était un simple complice ou l'auteur principal des faits. Face à des preuves matérielles jugées insuffisantes, l'avocate de la défense a souligné qu'il était impossible de prouver, sans l'ombre d'un doute, que son client était bien le conducteur du véhicule incriminé. Une argumentation qui laissait présager une requalification des faits ou, du moins, une peine inférieure au maximum prévu par la loi.

La seconde affaire concernait un chauffeur routier chez qui les forces de l'ordre ont découvert une quantité importante de cannabis. À la barre, l'homme a assuré qu'il ignorait totalement la présence de cette marchandise illicite au milieu de son chargement régulier.

À travers ces deux audiences, nous avons pu mesurer toute la complexité des affaires judiciaires, tant sur le plan des procédures que sur le plan humain. Rendre une décision cohérente et respectueuse de notre État de droit exige un travail d'une rigueur absolue, du début à la fin de la chaîne pénale.

Emma Zarcone Jeanne  Raynal (avec l'aide de Jeremie Mercey)